Pourquoi je veux faire de la BD
L’autre fois, je vous avais dit que je me demandais si l’écriture du roman était fait pour moi. Eh bien, je crois que le moment est venu de vous expliquer pourquoi j’ai des doutes là-dessus.
Pour commencer, la raison pour laquelle je veux écrire, c’est pour raconter des histoires. Pas pour gagner un prix Goncourt, ni pour jouer les snobs, ni pour faire part de réflexions hautement philosophiques (et hautement soporifiques). Je veux toucher les gens, les faire rire, les faire pleurer, les surprendre, les mettre dans le doute…
Voilà pourquoi je croyais être fait pour la littérature populaire. Je n’avais pas envie de la passivité d’un personnage en mal de vivre. Je voulais de l’action et une multitude de personnages, comme l’a fait Yves Beauchemin dans Le Matou. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime sa façon de raconter. Il rend ses personnages si vivants qu’on peut ressentir de la colère dès qu’il arrive un malheur à ses héros. Et, croyez-moi, il s’en passait des choses dans ce roman ^^
Cependant, une des choses que je déteste quand j’écris, ce sont ces &?$&*/%?/ de descriptions ! Pour vous prouver à quel point mes descriptions sont nulles, voici un exemple tirée de ma fanfiction, Les Crocs de l’hiver :
Alors qu’elle se changea dans la salle de bain, le blond prit quelques draps sur le lit, puis se débarrassa de tous ses vêtements, à l’exception de ses caleçons. Alors qu’il tenta de s’installer le plus confortablement possible sur le lit de fortune, la jeune femme revint, vêtue de vêtements amples.
Pourtant, je ne fais pas la description de ces vêtements amples pour la simple raison que ça ne me tente pas ‘^^ ! Je ne vais tout de même pas mettre une couleur ou une longueur/grosseur à chaque élément que je décris dans mes histoires, non mais !
Voilà pourquoi la BD (et aussi le théâtre et le cinéma) semble de plus en plus m’intéresser. Premièrement, parce que je suis visuelle et j’aime voir à quoi ressemblent mes personnages sans avoir à me contenter d’un basique homme, fin vingtaine et cheveux noirs. Deuxièmement, je suis douée pour les dialogues et ce n’est pas moi qui le dit ;) Mais il y a un problème : je ne sais pas dessiner !
Bon, d’accord, pour ceux qui ont vu mon compte DeviantArt, oui, je dessine plutôt bien. Mais c’est parce que je me sers de modèle et, en plus, je calque les grandes lignes du modèle afin d’éviter les problèmes de proportions. Cependant, j’éloigne du modèle en modifiant les coiffures ou les habillements, mais ce n’est pas d’un grand mérite.
Alors, vous voyez où cela me mène ? Si je veux faire de la BD, je dois me fier à des dessinateurs qui croient en mon histoire. Mais ces dessinateurs, si durs à trouver, ont leur propre vie, leur propres projets. Ils n’auront pas souvent le temps de se consacrer à une chose qui ne leur appartient pas. Et ça me rend triste, parce que j’ai l’impression que je ne réussirais jamais sans eux.
Je suis de plus en plus tentée de faire mon chemin seule dans cet univers qui m’est toujours inconnu. Cependant, malgré les encouragements de mon copain, j’ai peur de faire des dessins horriblement laids. Mais, si je me fie à la série Paul, de Michel Rabagliati, ça ne peut être si pire que ça (non, je ne dis pas que ses dessins sont laids, mais ce n’est sûrement pas du réaliste non plus ;)).

variations sur un thème (et j'ai tellement pas lu la fic en question que je suis probablement à des kilomètres de ton idée de base):
- La salle de bain relâchait des volutes de buée qui léchait le plafond pâle et il n'y laissa pas errer son regard bleu. Le blond prit les draps sur le lit et tâcha de s'en faire un lit, retirant ses vêtements, sauf les boxers, avant de s'y installer dans un confort tout relatif. C'est quand elle revint, corps mince et encore humide de la douche au milieu de ses vêtements trop grands, qui dénudaient une épaule et montraient long de ses jambes.
- Il ramassa en grommelant les draps pour s'en faire une piètre excuse de matelas par terre, ignorant sa voix derrière la porte de la salle de bain. À coups de pieds, il se débarrassa de ses souliers, se battit une seconde contre la boucle de sa ceinture avant de pouvoir se débarrasser du pantalon et la chemise suivit sans encombre, le laissant en sous-vêtements. Il examina son lit de fortune, essayait de s'y nicher au mieux quand elle revient, perdue dans ses vêtements amples.
comme pour tout 'homme, fin vingtaine et cheveux noirs', c'est une question d'approche et il y a toujours mille et une façons de faire une description. les détails peuvent venir peu à peu ou en beurrant épais (je ne sais pas à quel point ça peut remplacer le visuel, hélas!):
- La première qu'on remarquait de lui, c'était le nuage bleuté qui le surplombait et le suivait. Sous le gris mouvant de son éternelle cigarette au bec, c'était son regard qui marquait: deux yeux gris acier, froid et calculateur et un sourire dessous qui faisait penser au tranchant d'un couteau. Il n'était pas tout à fait grand, mais sa présence avait néanmoins quelque chose d'imposant. Peut-être était-ce dû au large cadre de ses épaules ou à la cicatrice qui courait fine sur sa joue droite.
enfin, c'est peut-être juste dans ma tête à moi que ça marche, mais les descriptions peuvent allier autant des moments neutres ou statiques que de l'action, juste à les intercaler. elles servent bien à créer des ambiances intéressantes. ...meilleure des chances, en tout cas, pour te lancer dans la BD!
*relit relit* arff-- j'espère que je ne sonne pas horriblement suffisante/supérieure, ce n'est pas du tout du tout mon intention! j'essaie juste de dire 'whee~! j'aime écrire~!' et c'est tout... ;^^
Ouin, peut-être que je pourrais rester dans le roman, après tout, si j'arrive à m'améliorer en descriptions. Mais j'ai peur de ne pas avoir ma place (avec le nombre de romans publiés juste au Québec 0_0). Alors que la BD, bien que moins connue, est en expansion.
(Anonymous)
tu sais faire vivre les mots à ta façon, mais je sais que la création est ton don , il ne faut pas te décourager , en pratiquant tu vas devenir meilleure... et franchement tu ne pourrais pas faire pire que barbapapa... lâche pas, je vais te suivre de proche
"Mais ces dessinateurs, si durs à trouver, ont leur propre vie, leur propres projets. Ils n’auront pas souvent le temps de se consacrer à une chose qui ne leur appartient pas. Et ça me rend triste, parce que j’ai l’impression que je ne réussirais jamais sans eux."
=_=/// Je suposse que ça va pour moi, pas vrai? <-- elle se sent soudain trop coupable...
Mais je suis sûre qu'il y aura quelqu'un qui puisse t'aider en ce sens. D'abord, il y a plein de fans de S&F au long de tout Canada, alors je crois que ça sera pas difficile trouver parmi quelqu'un d'eux qui sait déssiner décentment. N'abandonnes pas!
(((Mais de toute façon, je ferais mon possible pour achever ta demande. Je le promets! <-- et rassure-toi, j'ai jamais failli à une promesse, n'importe le temps que ça me prenne de l'accomplire)))
S'il y a un problème, n'hésite pas à m'en parler. C'est en se parlant qu'on devrait raviver la flamme de l'inspiration ;)
Quant à savoir s'il y a d'autres fans de S&F au Canada... J'espère en trouver à mon université l'automne prochain. On est des dizaines de milliers, alors il doit sûrement il y avoir un fan aussi impliqué que moi :P
Et merci du conseil ^^
(Anonymous)
(Anonymous)
Patrick Soucy
Il faut retravailler, développer, ajouter, supprimer... Quand je relis les versions antérieures de mon roman, j'en ris à en devenir gêné! Pourtant, le manuscrit a évolué depuis l'époque, et aujourd'hui, j'en suis fier!
Donc, lâche pas! Un jour, il faudra que je me procure ton roman, ou ta bande-dessinée!
http://patricksoucy.blogspot.com/